Que nous soyons dans l’univers de la matière, en électricité ou même dans la nature tout est « polarisé », le monde du plus et du moins, en d’autres termes un monde d’équilibre.
Dans un atome, il y a autant de protons (+) que d’électrons (-), donc l’atome est électriquement neutre. Plus communément nous constatons ce monde polarisé en permanence : Le chaud (+) et le froid (-), Le sucré et le salé, l’homme et la femme, la gentillesse la méchanceté, le bien et le mal, la joie et la tristesse, l’éloignement entre la terre et le soleil, le propre et le sale, etc… Après la pluie vient le soleil, s’il n’y a que du soleil c’est un désert ainsi de suite.
Tout est un équilibre, et dans l’univers l’équilibre est roi.
On pourrait imaginer une « fréquence philosophique de l’univers », une fréquence qui serait neutre et donc un équilibre parfait, on pourrait parler de neutre positif.
Peut-être que ce qui est à comprendre de ce paradigme, c’est que sans cet équilibre la vie ne serait pas possible sur terre. Maintenant transposons ces hypothèses à l’humain, la polarité s’apparente à ce que l’on appelle la dualité, l’opposition entre deux choses.
La tolérance absolue pourrait s’apparenter à cette fréquence neutre positive, même si tout cela est spéculatif. Comment puis-je évoluer si je ne vis pas de choses compliquées. Je dois connaître la tristesse pour comprendre la joie, et je dois connaitre la méchanceté pour apprécier la gentillesse.
Amusons-nous un peu, un atome est constitué dans son noyau, donc en son cœur, de protons dont la charge est positive, et de neutrons dans la charge est neutre. Autour nous retrouvons les électrons qui sont chargés négativement. Maintenant imaginons que l’humain est un atome, pourquoi pas, puisqu’il en est constitué. Notre cœur, notre intériorité originelle est naturellement positive, comme dans l’atome le noyau est beaucoup plus dense, et pèse infiniment plus lourd que la charge négative incarnée par les électrons.
La masse est dès lors concentrée dans le noyau, le volume de notre positif existentiel est donc infiniment plus dense que notre négatif. Toutefois le noyau est en réalité minuscule par rapport à l’atome. Nous serions donc un geyser inépuisable de lumière positive, mais un peu comme une mine d’or enfouie à des kilomètres sous terre. Nous sommes le prolongement d’une origine lumière oubliée, descendants de la douleur, la souffrance humaine ; héritiers inconscients de ce patrimoine fardeau.
L’homme possède un capital positif immense, mais submergé par ses peurs, ses besoins, ses douleurs. Trop de positif est aussi déséquilibrant, si continuellement je m’occupe des autres, je ne respecte pas mes limites. Ma vie n’existe que sous une forme sacrificielle, où dire non est un tord-boyaux.
Alors essayons de nous comprendre et de se comprendre, de nous adapter afin que chacun de nos pas soit dans la direction de notre bonheur. Malgré les notions autour de la polarité, la vie est pleine de nuances. L’aspect binaire n’est pas toujours représentatif de la réalité quotidienne. Il est important de ressentir l’aspect graduel des choses. Nous voyons que certains sont plus heureux que d’autres, et l’inverse est tout aussi valable.
Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas malheureux que nous sommes heureux.
La Mécanique de la Vie