Le temps, le langage commun tendent à nous faire oublier la définition de certaines notions. Par exemple la définition de l’intelligence.
Aujourd’hui dans l’inconscient collectif, cette notion a tendance à ramener à notre capacité à emmagasiner de la connaissance. On pourrait presque en quantifier le volume. En informatique par exemple, stocker de l’information se fait sur le disque dur, qui est effectivement une solution de stockage. Mais si vous connaissez l’informatique, avoir un volume de données même très important n’a jamais fait un ordinateur puissant ou rapide. Ce n’est pas parce que j’ai une grande malle dans ma voiture, qu’elle va nécessairement vite.
Mais revenons à l’informatique, ce qui va donc nous intéresser c’est la capacité à traiter de l’information, et là c’est le processeur qui rentre en jeu. Si je veux un ordinateur rapide il faudra donc un processeur dont la capacité de calcul est élevée.
La définition même de l’intelligence considère la notion d’adaptabilité. Traiter de l’information et en tirer l’essence, plutôt que d’avoir un grand volume de connaissances et ne pas savoir qu’en faire. La pensée arborescente en est la continuité : voir une multitude de possibilités dans une situation donnée.
Notre société a substitué par des biens et services les lois naturelles. Pour faire à manger, même en nature je prends un briquet, un allume-feu, une casserole et c’est parti ! Maintenant même scénario mais je m’impose de partir sans rien, je vais devoir réfléchir, afin de trouver les meilleures solutions, mais cette fois, il en va de ma survie.
S’adapter fait partie intégrante de la vie, comprendre est le cheminement vers l’adaptabilité. Comprendre sans le mettre au service de son propre bonheur, c’est comme un maraicher qui durant plusieurs mois travaillera durement, et jettera ensuite le fruit de son travail.
La Mécanique de la Vie