Et si le hasard n’existait pas ? C’est de ce postulat que j’ai essayé de repenser tous les modèles.
L’expression de la vie serait-elle logique ?
Au regard de l’exactitude de la mécanique naturelle (plan humain), le soleil devrait encore se lever demain. Si je mélange deux additifs, j’obtiendrais le même résultat autant de fois que je reproduirais l’expérience.
Quelle est la place du hasard dans un univers cyclique ?
Si je lâche mon stylo, il tombe. On peut répéter 100 fois cette expérience elle produira les mêmes effets. Tout ceci sans parler des mathématiques qui semblent être le langage naturel du monde physique.
Et comme le disait si bien Albert Einstein :
» L’idée que l’ordre et la précision de l’univers, dans ses aspects innombrables, seraient le résultat d’un hasard aveugle est aussi peu crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l’ordre du dictionnaire. »
Comme nous l’avons vu précédemment, un autre monde existe, celui du quantique. Ce monde est beaucoup plus complexe et n’obéit pas aux mêmes règles : Deux choses peuvent interagir sans pour autant se toucher tout comme le wifi ou le Bluetooth et une chose peut être à plusieurs endroits à la fois.
De nombreux éléments sont superposables à la vie des hommes. Le seul monde de la matière ne suffit pas à expliquer tous les phénomènes liés aux humains. Ce qui nous entoure semble donc obéir à ce que l’on pourrait appeler les lois de l’univers.
Imaginons à présent que nous puissions créer des lois de l’univers sur les choses de notre quotidien.
Loi numéro 1 La confiance et la vie.
Prendrions-nous notre voiture si l’on savait que nous avions 3 chances sur 4 de mourir. Cela veut dire, que notre conscient / inconscient a suffisamment confiance en notre capacité à conduire prudemment. Mais aussi suffisamment confiance aux autres usagers de la route que l’on ne connait pourtant pas, confiance en l’ingénieur qui a mis au point la voiture, confiance au mécanicien qui l’entretient, confiance au personnel routier, etc…
Sans le savoir, notre rapport à la confiance est continu.
Est-il possible qu’en augmentant notre degré de confiance, nous soyons plus en phase avec les lois universelles ? Serions-nous plus « adaptés » et les choses deviendraient-elles plus simples ?
L’inconscient, le mental « passif », travaille en permanence dessus. Des probabilités acceptables ou non sont calculées en temps réel par cet inconscient. Je ne cherche plus les solutions avec ma tête, je m’en remets à mon inconscient, je reste néanmoins patient et vigilant à ce qu’il se passe. Mon discernement est prêt à accueillir l’éventail des possibles, mais plus dans un processus de réflexion tortueux, plutôt dans une forme d’évidence salvatrice.
La confiance est échelonnable, ce n’est pas parce que j’ai confiance que j’ai suffisamment confiance… Quand j’ai compris ce qui précède je n’ai pratiquement plus eu à m’occuper de moi, c’est la vie qui m’a amené là où je devais être. Lorsque l’on agite nos pensées, jusqu’où sommes-nous capables de ne pas faire des choix induits par nos peurs, besoins, conditionnements…
La vie est neutre, elle a des projets pour nous, et elle seule sait où est notre bonheur. Parfois nous le croyons dans une relation amoureuse, dans un nouveau travail, une nouvelle région, puis quelques semaines passent et finalement c’est la déconvenue.
Parce que derrière notre réflexion se cache ce que j’appellerais une « fréquence lourde ». Les besoins, peurs, manques, « je veux », les croyances sont des fréquences lourdes, si mon futur est amené par cette fréquence, à la croisée des chemins j’ai toutes les chances d’attirer la lourdeur. A mon sens c’est le premier barreau de l’échelle. Mais arrêtons-nous pour aborder une nouvelle fois une notion importante. La notion de polarité, d’équilibre et de neutralité.
Chercher des solutions avec sa tête c’est emporter avec soi ses besoins, ses idéaux, ses manques, etc… c’est une fréquence lourde, donc négative (-). Être dans un lâcher prise, s’en remettre à, faire confiance à, c’est une fréquence positive (+).
Loi numéro 2 L’équilibre est roi.
Si la fréquence optimale de l’univers est neutre, je devrai faire un savant mélange du (-) et du (+). L’équilibre parfait serait autant de (+) que de (-). En effet si trop de pluie, la vie n’est pas possible sur terre, si pas assez, la vie n’est pas possible non plus. C’est un certain équilibre entre trop et pas assez qui fait la prospérité des choses et de la terre. Le grand livre c’est la nature et elle a tout à nous apprendre.
Cet équilibre est une inspiration infinie pour tous les secteurs de notre existence. Globalement nous commençons et grandissons dans le (-), je veux, il me faut, si j’avais… Appelons-la, « phase A ». L’étape suivante est la phase de confiance (+), correspondant à la « phase B », je ne cherche plus de solution avec ma tête, je m’en remets à… Il faut avoir éprouvé la phase A, pour l’assimiler ; ensuite être serein et détaché avec la phase B. Mais un excès dans la phase B est un déséquilibre, puisque je ne prends plus mes responsabilités, si la vie m’a donné la conscience c’est pour faire preuve de discernement. Je dois une nouvelle fois équilibrer (+) (-), afin d’être le plus optimal possible.
Il semble important de garder autant que possible à l’esprit ces constats, ne pas les considérer comme la vérité, mais comme une possibilité nouvelle qu’il incombera à chacun de vivre selon ses désirs.
Dans les lois fondamentales on ne peut pas éprouver l’univers (Le divin, dieu… A votre convenance…). Pour une simple et bonne raison, la confiance est la règle absolue permettant la vie. Sans confiance, puisque nous sommes mortels, nous serions cloitrés dans notre grotte et seul l’appel de la faim nous en ferait sortir. Rappelons que sans confiance la vie n’est pas possible.
Bien sûr la confiance est relative puisqu’en fonction des individus elle reste variable. Mais si je ne faisais pas suffisamment confiance au monde extérieur, je ne pourrais pas aller à sa rencontre. L’environnement est en mouvement, il est alors impossible d’avoir des certitudes. En forêt tropicale, on peut emprunter 100 fois un sentier, et la 101ème fois croiser un serpent dont la morsure serait mortelle.
Tout cela afin d’en venir à l’intégration des systèmes existentiels. Il est possible de comprendre intellectuellement une hypothèse, voire de se persuader de sa capacité fonctionnelle. Il existe en revanche une différence entre ce que je comprends et l’intégration réelle. C’est comme si le cerveau n’avait pas encore imprimé notre intériorité.
Patience est alors de mise, parfois même il est de rigueur d’éprouver une hypothèse,
Il serait bien aisé que cela fonctionne dès le premier jour, les choses perdraient de leur sens, sans difficulté il n’y a pas de confiance. Soit dit en passant, le côté variable et temporel de l’intégration vient du contrat de chacun avec l’univers, nul ne le connaît et ne doit le connaitre.
Pourquoi ? Tout simplement parce que loi numéro un oblige, je fais confiance, si je veux connaitre le passé, le, futur, je brise cette règle fondamentale. Je crée alors une dette. Il est crucial, une fois les règles comprises, de les respecter, on ne peut ni tricher ni se dérober face à la vie. Au mieux gratter un peu de temps, toutefois plus on tire sur l’élastique, plus son retour sera violent.
Accepter, se conformer aux règles du tout pour s’adapter. On ne lutte pas contre les lois fondamentales de l’univers, ce serait un combat non seulement douloureux, mais surtout perdu d’avance.
Je me souviens d’un reportage sur une expérience faite par Stephen Hawking. L’objectif était de chercher le centre de l’univers. En observant le mouvement des planètes, si chacune partait par exemple vers la droite, c’est que le centre était à gauche. Et bien le résultat est contre logique, si l’on regarde du point de vue d’une planète, les autres ont bougé en fonction de cette dernière. Chaque planète de son point de vue est le centre de l’univers.
Alors si à des années lumières de nous, la philosophie, la spiritualité arrivent à rencontrer le mouvement planétaire, si les planètes, de leur point de vue, nous rappellent que la seule réalité est ici et maintenant, que le passé n’existe plus, que le futur n’existe pas et que de votre point de vue vous êtes le centre du monde, il paraît souhaitable de repenser nos modèles.
Confiance = Présent Mentalisation = Passé Présent futur comparaison
La difficulté réside dans le fait que quand on croit comprendre quelque chose, on s’aperçoit que ce que nous pensions était à notre état de conscience précédent. Ce qui était vrai devient faux, et ce qui était faux devient vrai… oupss.
Approfondissons encore… Lorsque père conscience rencontre mère confiance. Prenons un exemple, j’ai suffisamment confiance pour conduire ma voiture. Parfait allons-y, maintenant je fais tellement confiance que je me dis… Et si je prenais l’autoroute à sens inverse… C’est ainsi que père conscience rencontra mère confiance.
L’univers nous demande de comprendre que nous ne maitrisons rien, que chacun à mille maladies en lui, et autant d’accidents de la vie pour nous la faire quitter. Toutefois l’intelligence, la conscience, le discernement sont nos armes d’évolution massive. Nous devons faire preuve de réalisme sans jamais occulter que nous ne maitrisons rien.
Pour ceux qui en doutent encore, éteignez la lumière et allez regarder les étoiles. N’oubliez jamais comme nous sommes si petits en tant qu’êtres de matière, et pourtant si grands en êtres de lumière. Ceci, dans mes considérations, est une loi de l’univers, elle est transposable en toutes circonstances.
Mon travail ne me plaît pas vraiment, je dois quand même arriver à y être bien. C’est fondamental pour rester dans une « fréquence douce », si je fais confiance pour avoir ce que je veux… C’est un non-sens… Mentir à sa famille, ses amis et à soi-même est facile, mais mentir à la vie…
Faire confiance concernant le travail, c’est dire que quelle que soit l’issue, je suis en mesure de l’accepter, et même de m’en satisfaire. En résumé inconditionnelle acceptation de tout…
Ou alors je n’en ai rien à foutre. Ça marche aussi, mais seulement si c’est conscient.
La Mécanique de la Vie